L'ARMOIRE

Tout d'abord formée de portes directement placées dans les "murailles", l'armoire devient amovible au XV siècle. Elle est souvent composée de deux corps transportables séparément, avec 2 ou 4 portes. La corniche est, alors une traverse posée sur le haut du meuble. De forme triangulaire, elle abrite souvent en son centre, une niche où vient quelquefois se loger une petite statue.

Au XVII ème siècle, elle est assortie aux lambris, mais devient fixe tout d'abord sur socle, puis sur pieds et se réfère au style Renaissance. La corniche vient en saillie et les pieds sont souvent accompagnés de colonnes torses. Les portes sont à encadrements moulurés. Elle sert de garde-robes (garda roubo) et remplace le coffre tombé en désuétude.

Au XVIII ème siècle elle devient plus légère, sur pieds à volute de face ou entière, surmontée d'une feuille d'acanthe ; les portes comportent souvent trois panneaux, les côtés deviennent moulurés et panneautés avec chantournement des traverses. La sculpture apparait sur les traverses de la façade ainsi, que, vers la fin du siècle, sur les traverses des portes. Les corniches sont souvent cintrées très "grasses", les bâtis sont plats, mais peuvent être galbés, face et cotés, pour les plus somptueuses.

Il faut aussi citer une armoire particulière quant à sa forme et sa décoration : l'armoire dite d'UZES. Cette dernière en pin ou en aulne est peinte ; son ébénisterie est des plus simples, souvent à portes rentrantes.
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