LA COMMODE

Apparue au milieu du XVIIIe siècle, la forme des commodes varie : arbalète, tombeau, à ressaut.

Elle se différencie des autres fabrications régionales par l'essence de bois utilisé (noyer), ses motifs de sculpture (fleurs ARLES) et de rocaille (NIMES-UZES), ses traverses ajourées en façade et parfois sur les traverses des côtés, mais aussi par ses formes galbées, face et côtés, en plan et en élévation.

Une fois pour toutes, la différence essentielle entre une commode ou une armoire arlésienne et une commode ou armoire nîmoise, réside dans travail de la traverse du bas de la façade. Celle du pays d'Arles n'a pas de traverse ajourée mais une traverse est pleine et grasse, chantournée avec force, à l'identique du bâti.

La commode devient rectiligne, avec des angles vifs, à la fin du XVIIIe siècle et reprend en cela les canons de style Louis XVI. Certaines épouseront même l'époque révolutionnaire, avec l'adoption de détails rappelant cette époque (bonnet phrygien, faisceaux...). Toujours en noyer il peut cependant s'en trouver quelques-unes en aulne (Fourques) ou en mûrier (Drôme Cévennes).
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