| LA FERRONERIE C'est un des éléments essentiel du mobilier provençal en général, et du mobilier arlésien en particulier. Influencé par les compagnons espagnols (Catalogne) du XIVe au XVIIe spécialisés dans la fabrication des rampes et des balcons, l'art de la ferronnerie se retrouve en force dans le meuble provençal classique. Le ferrage des portes se fait au moyen de fiches à larder XVIIe siècle, puis de fiches à lacets à la fin du XVIIIe siècle. Au cours des siècles suivants ont utilisera des fiches de gros diamètre (au nombre de trois par porte pour les armoires ou de deux pour les buffets à glissant), mais aussi de gonds d'un seul tenant, soit cylindriques avec lacets lisses ou godronnés , soit à pans coupés terminés par un vase retourné. Le ferrage est un élément tout à fait symbolique de l'importance du meuble et de l'armoire en particulier, car cette dernière ne recevait ses fers qu'au mariage de la fille pour laquelle elle avait été commandée, dès sa naissance. Les portes reçoivent, la plupart du temps, trois entrées fer découpé, par montant dont une seule - parfois deux - sert d'entrée de serrure. En outre, à la différence des armoires d'Arles ou de Fourques, les armoires du Languedoc (Uzès - Nîmes), n'ont été que très peu souvent porteuses de ferrages si riche. La porte - celle de gauche - se ferme souvent par une crémone et les tiroirs intérieurs possèdent des poignées accompagnées de leurs plaques, aussi découpées que les entrées extérieures. |